Sydney! Ville cosmopolite, ville multiculturelle, ville étrange.. Étrange, oui, pour un mec comme moi, qui ne comprend pas tout.
Je ne comprends pas ces gens qui marchent d'un pas sûr et rapide dans les rues de la ville, je ne comprends pas ces mêmes gens qui respectent à la lettre toutes ces règles qu'on leur impose, je ne comprends pas ces gens que j'ai pu croiser en backpack, qui se lient d'amitié au premier soir venu, je ne comprends qu'à moitié la langue que l'on parle ici! C'est déjà ça, je comprends au moins la moitié de quelque chose!
Comme c'est bizarre de se retrouver là! A vingt milles kilomètres des siens. Eux qui nous apportent repères et soutien quand on en a besoin.
Les codes de cette société sont semblables et à la fois si éloignés des nôtres. L'adaptation est le propre de l'homme aurait pu nous dire Charles Darwin. Le rire est le propre de l'homme estimait Aristote. Je penche du côté de ce dernier...
Comment ne pas sourire, voire rire, au comportement des Sydneysiders? Eux, qui à toutes les heures du jour et de la nuit, se pressent dans les rues, comme des fourmis dans leurs galeries. C'est risible, pour un français comme moi, de les voir attendre patiemment que le petit bonhomme passe au vert pour traverser la rue. Pas un ne transgresse le petit signal lumineux. Chacun attend son tour, patiemment. Quelle surprise d'entendre à chaque montée dans le bus, un petit bonjour adressé au chauffeur. A chaque descente un merci unanime prononcé par les voyageurs déposés. Je ne comprends pas, la société ne m'a pas éduqué comme ça, la société française est sacrément en retard, Cela me fait sourire, rire même.
Les backpackers, eux, qui pour un oui, pour un non font la fête, prennent du bon temps. C'est drôle comme la vie et les mœurs changent en deux points distincts du globe. C'est drôle comme la nature humaine est si semblable quelque soit l'origine, comment chacun arrive à se rapprocher malgré les différences qui pourraient les éloigner. Des amitiés se créent, en un instant, d'autres se défont en un peu plus de temps, mais d'où que l'on vienne, qui que l'on soit, on aspire tous aux mêmes choses. Faire de ce périple un souvenir éternel, même si les objectifs personnels de chacun sont toujours différents, les mêmes galères, les mêmes angoisses, les mêmes peurs de l'inconnu nous guettent et nous taraudent l'esprit. Des gens qui ne se serraient jamais adressé la parole s'ils avaient été allongés côte à côte sur une plage de Méditerranée un après-midi de juillet parviennent ici à être inséparables! Cela me fait sourire, rire même.
Et je souris, je rigole aussi, encore et toujours, sur moi cette fois! L'auto-dérision est un remède contre beaucoup de maux. Ces mots, d'une langue qui n'est pas la mienne, dont je subis les assauts. Quelle est loin l'école, ses bancs et ses professeurs d'anglais! Aurais-je perdu du temps toutes ces années durant? Non, je ne peux pas dire ça, heureusement quelques règles élémentaires de grammaire me reviennent au fur et à mesure des rencontres et des discussions. Comprendre de travers une question est toujours déconcertant mais je préfère en rire et me dire que dans la vie, rien n'est jamais acquis dans la facilité. Poser deux fois la même question différemment, cela me fait sourire, rire même, mais surtout progresser...
Voilà un mois que je suis ici. Quatre semaines, comme le temps passe vite. Quel premier bilan puis-je tirer? A en croire les commentaires que vous avez pu laisser, je suis sur la bonne voie, en même temps tous les chemins mènent à Rome a-t-on l'habitude de dire. J'ai pris du bon temps certes, soirées et visites ont ponctué ce premier mois, mais je n'ai pas chômé non plus. J'ai trouvé un petit job, qui me laisse assez de temps pour rédiger cet article, soit dit en passant, j'ai trouvé également un logement. J'ai aussi pu me jeter à l'eau, au sens propre du terme, en m'investissant bénévolement pour des cours de natation, ce pourquoi j'ai tout quitté. Tout doucement, mais surement, je m’intègre à la société australienne et j'apprécie énormément.
Où est-ce que je veux en venir, allez vous me demander? Nul part. Juste un article pour vous faire partager, autrement que par des photos, le fond de ma pensée et mon voyage à l'autre bout du monde. Aucune prétention n'est à déceler, dans, ou entre ces quelques lignes, si ce n'est l'interprétation que vous en ferez.
Eh ben mon Raph, tu nous a écris tout un roman!!!
RépondreSupprimerNous l'avons lu jusqu'à la dernière ligne et ma foi, outre des talents de photographe, nous découvrons que tu as aussi l'art de bien écrire.
Peut-être qu'un jour, tu sortiras un bouquin de photos avec tes commentaires, qui sait?
Nous ne te souhaitons que du bonheur là-bas, loin des tiens mais si proche par la pensée et par le net.
Continues comme ça, tu es sur la bonne voie.
Gros bisous de nous deux
Talents, talents, on va pas s'emballer non plus! lol
RépondreSupprimerEncore merci à la technologie d'être présente dans ce millénaire, sans elle, ce serait carte postale, et... carte postale!
Je vous embrasse!
Bisous!
ouah ca c'est du texte si je ne m'abuse !!!
RépondreSupprimerbravo pour votre prose quant à la digression moi celà me plait énormément et j'ajoute même qu'il manque un peu de longueur (sic.....).
Vous manipulez avec aisance cette si belle langue qui est le français et je suis persuadée que bientôt l'anglais vous sera familier.
Take care my friend
kisses
chantal
Olala! Digression... Je ne savais même comment ça s’appelait, obligé de faire un tour sur wikipédia, pour découvrir ce que j'utilisais sans le savoir! Merci Chantal de m'avoir appris un nouveau mot! Promis la prochaine fois ce sera plus long!
RépondreSupprimerEuh, sinon, c'est pas demain que je gère l'anglais autant que le français, si tant est que je le gère!
Merci beaucoup!
Bonne soirée à vous! Moi j'ai bientôt fini (ma nuit)!
Très beau ce que tu nous livre avec ton blog l'oncle.Cela doit pas être facile de les comprendre tous les jours ces australiens!Déjà qu'ici on se comprend pas! ;-) Continue bien!
RépondreSupprimerBises
C'est vrai que je reste sur ma fin moi aussi. Nous voilà en pleine immersion quand on te lit.
RépondreSupprimerJ'ai toujours su que t'écrivais bien, depuis le jour où t'as pondu le premier texte de Curly!
La suite va s'ouvrir à toi comme un vieux parchemin qui indique un trésor enfoui... I believe in you!
A très vite sur skype!
Gros bisous le frangin!
Voici le fond de tes pensées et ma foi...c'est très bien retranscrit et agréable a lire!1 mois deja ca passe si vite!Profites bien et évites de bouffer des cookies avariés... ;) Et en parlant de carte postale Merci beaucoup pour celle qu on a reçu!
RépondreSupprimerBisous
tu as vraiment tout compris! En Angleterre j'ai compris ça mais beaucoup plus tard! Ça à l'air d'être deux pays qui se ressemblent envers le mode de vie des gens.. Tu as trop bien écrit ton texte.. quel rhétorique .. J'aimerais être pareil lol! Bonne continuation, la bise!
RépondreSupprimerBEN
Merci, encore et encore pour vos encouragements! Je me répète mais je vois que certaines personnes prennent le temps de laisser un message, contrairement à d'autres qui ne font que passer...
RépondreSupprimerLire c'est bien, échanger c'est mieux et beaucoup plus intéressant (euh, surtout pour moi qui suis un peu esseulé).
Merci, à tous ceux qui prendront une minute pour commenter un prochain article(promis ce sera très bientôt)!
Gros bisous à tous ceux qui pensent à moi!!! lol
Hey hey! Vraiment sympathique cet article! A quand le prochain? Rien à dire, c'est pas l'esprit de Koreus, si tu vois ce que je veux dire... Contente de lire des choses qui tiennent la route. Ton état d'esprit et ta mentalité m'ont toujours fasciné. Et pourvus que ça dure...!
RépondreSupprimerPrends soin de toi grand frère... Et continu de faire ce que tu fais de mieux: profiter de la vie... ... Carpe Diem...